Atelier Une planète – Une santé

Contribution de l’observation de la Terre aux pratiques en santé publique

21 juin 2017, Montréal (Canada), 9 h à 17 h 30 (heure de l’Est)
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Description

Les maladies infectieuses et les affections chroniques sont des problèmes préoccupants pour la santé publique. L’acquisition de connaissances fondées sur des données probantes est essentielle à la prise en charge de ces problèmes. Il incombe à la recherche de déterminer les facteurs qui favorisent l’apparition, la propagation et la persistance des maladies et de préciser les mécanismes qui entrent en jeu. Cela peut être des facteurs environnementaux, climatiques, démographiques, socio-économiques ou comportementaux. Dans ce contexte, il s’avère nécessaire d’élaborer des approches intégrées axées sur les concepts d’Une santé et d’Éco-santé afin d’étudier les relations étroites et complexes qui existent entre l’environnement, les écosystèmes et les agents étiologiques responsables des maladies chez les populations humaines, animales et végétales. Certains éléments déterminants, tels que la densité des forêts, la présence de zones humides, les zones agricoles, le climat et les zones urbaines peuvent être détectés depuis l’espace. Cependant, pour pouvoir utiliser efficacement la télédétection dans le cadre de la caractérisation, de la cartographie et de la surveillance des facteurs de risque, la mise au point de méthodes efficaces et la création de partenariats pertinents s’imposent.

Cet atelier offre l’occasion aux chercheurs œuvrant dans les domaines de l’observation de la Terre et de la télédétection de cerner les possibilités d’application de leur expertise (technologie, applications, méthodes) à la résolution des problèmes de santé publique. L’atelier se déroulera en trois parties. La première partie sera consacrée à la présentation, par d’éminents membres des communautés nationale et internationale, des applications existantes de l’observation de la Terre ainsi que des outils et des solutions disponibles dans ce domaine pour résoudre les problèmes de santé publique. Les participants auront ensuite l’occasion de discuter de différents scénarios traitant de cinq thèmes associés à la santé publique, notamment les maladies transmises par des vecteurs, l’eau et l’air, les populations humaines vulnérables et la gestion des urgences. Un expert du domaine dirigera la discussion de chaque scénario et aidera les participants à répondre à un ensemble déterminé à l’avance de questions et de problèmes cruciaux. L’atelier se terminera par une discussion axée sur les nouveaux apports potentiels de l’observation de la Terre depuis l’espace à la santé publique, dont les résultats seront résumés dans un rapport.

L’atelier aura lieu pendant le Sommet sur l’Observation de la Terre 2017, à Montréal, au Canada. L’événement est organisé conjointement par l’Agence spatiale canadienne (ASC) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) en partenariat avec le Centre national d’études spatiales (CNES, France), le groupe de travail sur le renforcement des capacités et la démocratie des données (WGCapD) du CEOS (Committee on Earth Observation Satellites), le Département de géomatique appliquée de l’Université de Sherbrooke (Canada), l’Institut de recherche pour le développement (IRD, France) et VetAgro Sup (France), avec la participation du GEO (Group on Earth Observations) et du groupe d’experts sur l’espace et la santé mondiale du COPUOS de l’ONU (Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique de l’Organisation des Nations Unies). Il soutient directement les objectifs de développement durable de l’ONU (plus précisément l’objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge) ainsi que les objectifs stratégiques et le domaine Santé publique des avantages sociétaux du GEO.

Objectifs

1- Réunir des chefs de file et des experts des domaines de l’observation de la Terre et de la santé publique dans le but d’explorer, d’examiner, d’établir ou de renforcer les efforts de collaborations et de partenariats axés sur les nouvelles applications et les nouveaux produits et services d’observation de la Terre à l’appui de la santé publique.

2- Mieux comprendre les liens qui existent entre l’environnement, le climat, la société et la santé publique dans le contexte de l’Observation de la Terre (OT).

3- Démontrer la pertinence d’applications existantes issues de l’OT par satellite, dans le secteur de la santé publique.

4- Relever des données, méthodes, technologies et indicateurs existants ou potentiels issus de l’OT capables de soutenir le secteur de la santé publique.

Co-organisateurs

  • Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
  • Agence spatiale canadienne (ASC)

Partenariats

  • Committee on Earth Observation Satellites (CEOS) / Groupe de travail sur le renforcement des capacités et la démocratie des données (WGCapD)
  • GEO BON (Group on Earth Observations)
  • National Aeronautics and Space Administration (NASA)
  • National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)
  • Université de Vienne
  • VetAgro Sup
  • Organisation mondiale de la Santé

Inscription

Participation sur le site (Canada) :
Veuillez noter que les places disponibles pour la participation sur le site à l’atelier sont limitées. Les personnes inscrites au Sommet sur l’Observation de la Terre auront accès à l’atelier. Afin de maximiser vos chances de participer à l’atelier, nous vous invitons à vous inscrire au Sommet sur l’Observation de la Terre. Les organisateurs s’attendent à ce que tous les frais des participants à l’atelier (déplacement, repas, etc.) soient couverts.

Participation depuis l’étranger :
Les participants qui ne peuvent se rendre à Montréal pourront assister à l’atelier en ligne. Les séances 1 et 2 de l’atelier (9 h à 12 h 10, HNE) seront accessibles en ligne aux participants au moyen de GoToMeeting, grâce au WGCapD du CEOS. L’inscription et la participation aux séances GoToMeeting sont gratuites, mais les participants doivent obligatoirement s’inscrire avant le 21 juin 2017. Veuillez remplir le formulaire d’inscription disponible à l’adresse http://ceos.org/meetings/wgcapd-one-earth-one-health-workshop/ et le transmettre à Hilcéa Ferreira à l’adresse ceos.inpe@dpi.inpe.br en joignant une copie à Guy Aubé à l’adresse guy.aube@canada.ca.

Programme

8 h 30 à 9 h – Inscription
9 h à 9 h 10 – Accueil –Mot d’ouverture

Eric Laliberté
Directeur général

Utilisation de l’espace et applications, Agence spatiale canadienne

Eric Laliberté est le directeur général de l’Utilisation de l’espace pour l’Agence spatial canadienne (ASC). Dans cette position, il est responsable de la planification globale, de la Direction générale de l’Utilisation de l’espace de l’ASC, dont le mandat est la mise en œuvre de bout en bout de l’observation de la Terre, des communications par satellite et des éléments de l’environnement spatial du programme spatiale de l’Agence spatiale canadienne.

M. Laliberté a rejoint l’ASC en 2001 ou il a occupé de nombreux postes de directeur, le poste le plus récent étant celui du directeur, Projets d’exploration de l’espace et celui de directeur général, Sciences et technologies spatiales.

Eric est titulaire d’une maîtrise en gestion de l’ingénierie de l’Université de Sherbrooke et un baccalauréat en génie mécanique avec une spécialité d’automatisation ainsi qu’une mineure en administration de l’Université McGill. Il a servi 12 ans comme officier du génie aérospatial de l’Aviation royale du Canada avant de rejoindre l’Agence spatiale canadienne. Il a fait partie de la Réserve aérienne pendant 10 ans où il a assumé les responsabilités de directeur de la qualité et de la maintenance des aéronefs 438 commandant d’escadrille de l’escadron.

Dr Howard Njoo
Sous-administrateur en chef de la santé publique et
Sous-ministre adjoint intérimaire
Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses
Agence de la santé publique du Canada

À titre de sous-administrateur en chef de la santé publique de l’Agence de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo travaille de près avec l’administrateur en chef de la santé publique (ACSP) en formulant des conseils sur des sujets propres au domaine, en s’adressant aux Canadiens et en représentant l’Agence à diverses tribunes nationales et internationales. De plus, le Dr Njoo est le sous-ministre adjoint intérimaire de la direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses.

Depuis son entrée à la fonction publique fédérale en 1996, le Dr Njoo a occupé différents postes dans les domaines des maladies infectieuses et chroniques ainsi que dans le secteur des mesures et des interventions d’urgence à l’Agence. Parmi ces postes, notons ceux de conseiller scientifique principal intérimaire, de directeur général du Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections et de directeur général intérimaire du Centre de mesures et d’interventions d’urgence.

Le Dr Njoo détient un diplôme de médecine de l’Université de Toronto, où il a aussi fait une maîtrise en sciences de la santé avec une spécialisation en santé communautaire et en épidémiologie. Il a obtenu un certificat en médecine communautaire du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, duquel il détient également le titre d’associé.

9 h 15 à 10 h 35 – Séance 1 : Contexte et science
Modérateurs : Guy Aubé (ASC) et Stéphanie Brazeau (ASPC)

9 h 15 à 9 h 35
Télé-épidémiologie : Contribution des données issues de l’observation de la Terre par satellite

Cécile Vignolles
Responsable des programmes
Direction de l’Innovation, des Applications et de la Science / Terre-Environnement-Climat
CNES – Centre National d’Etudes Spatiales,
France
UN-COPUOS Expert group on Space and Global Health. Cécile Vignolles


Cécile Vignolles est titulaire d’un diplôme d’ingénierie en agriculture et d’un doctorat en télédétection et en agriculture. De 1998 à 2001, elle a exercé les fonctions d’adjointe à l’Institut des applications spatiales du Centre commun de recherche de la Commission européenne, contribuant au développement du bulletin agrométéorologique dans le cadre du projet de surveillance de l’agriculture par la télédétection. De 2002 à 2005, elle a travaillé en tant qu’ingénieure de recherche sur des projets de recherche et de développement en agriculture et en télédétection à SCOT, une filiale de l’Agence Spatiale Française, le CNES. De 2005 à 2008, elle s’est vu confier la responsabilité de projets de recherche et de développement en télé-épidémiologie au sein du GIP Medias-France, en tant qu’ingénieure de recherche. Elle a rejoint le CNES en 2009, où elle travaille en tant que responsable des programmes d’observation de la Terre, au sein de l’équipe Terre, environnement et climat de la Direction de l’innovation, des Applications et de la Science; elle est responsable des programmes Télé-épidémiologie et Forêts.

9 h 35 à 9 h 55
Données satellite d’observation de la Terre dans l’avancement des Objectifs de Développement Durable (cible 3) reliés à la santé : un cadre ou système?? conceptuel. Satellite Earth Observation Data in advancing health-related SDG 3 Targets: A Conceptual Framework

Dr Ramesh Krishnamurthy
Conseiller principal
Systèmes de santé et Innovation
Sièges de l’Organisation mondiale de la Santé


Le professeur Ramesh S. Krishnamurthy exerce actuellement les fonctions de conseiller principal au sein du groupe Systèmes de santé et Innovation du siège de l’OMS à Genève, en Suisse. Auparavant, il a travaillé en tant que conseiller principal et chercheur en sciences de la santé au Coordinating Office of Global Health [bureau de coordination de la santé mondiale) des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis. Il a également exercé les fonctions de professeur agrégé et de vice-doyen à l’Université du Pacifique, en Californie. M. Krishnamurthy est titulaire d’un doctorat en anthropologie physique de l’Université de l’Orégon et d’une maîtrise en santé publique, Administration des services de santé, de l’Université de Californie, à Los Angeles, aux États-Unis. Il détient en outre deux autres maîtrises en sciences biologiques d’universités américaines.

9 h 55 à 10 h15
Prendre une longueur d’avance: Utiliser l’observation de la Terre pour prédire les risques à la santé.

Juli Moore Trtanj, Maître en études environnementales
Responsable de l’approche Une santé et de la recherche intégrée du climat et des événements météorologiques extrêmes pour la NOAA, Bureau du programme climatologique

Juli Trtanj est la responsable de l’approche Une santé et de la recherche intégrée du climat et des événements météorologiques extrêmes pour la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Elle tient les rênes du National Integrated Heat Health Information System (NIHHIS) en partenariat avec les Centers for Disease Control (CDC), la Federal Emergency Management Agency (FEMA), l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH), le Bureau de Assistant Secretary for Preparedness and Response (ASPR), l’Environmental Protection Agency (EPA) et d’autres organismes. Elle coordonne le groupe de travail de l’approche Une santé de la NOAA, qui regroupe les données, la recherche, les renseignements et les mesures de l’agence pour appuyer son processus décisionnel et coordonner ses promesses dans le domaine de la santé conjointement avec d’autres organismes locaux, d’État, fédéraux et internationaux et des partenaires des secteurs universitaire et privé. Elle est la responsable du système intégré d’information sur la santé pour le compte de la communauté de pratique de santé et d’environnement du Group on Earth Observations (GEO).

Mme Trtanj est coprésidente du groupe sur le changement climatique et la santé humaine du U.S. Global Change Research Program (USGCRP) et représente la NOAA au sein du groupe de travail des sciences et technologie de la prédiction des pandémies et des prévisions. Elle compte parmi les auteurs de la quatrième évaluation du climat national des États-Unis, a siégé au comité directeur de l’évaluation du climat et de la santé du USGCRP et a occupé le rôle d’auteure principale coordonnatrice au chapitre des maladies transmises par l’eau. Ses intérêts scientifiques se situent au croisement des domaines de la prédiction environnementale, de la santé, de la gestion des ressources communes, de la conception institutionnelle et aux sciences de la décision.

10 h 15 à 10 h 35
Observation de la Terre au service de la santé et de la qualité de l’air

John Haynes
Gestionnaire de programmes, chargé des applications au service de la santé et de la qualité de l’air
Programme de sciences appliquées
Division des sciences de la terre de la NASA

 


En qualité de gestionnaire de programmes, John Haynes est en charge des Applications au service de la santé et de la qualité de l’air du Programme de Sciences appliquées de la Division des Sciences de la terre de la NASA. John a rejoint le siège de la NASA en 2002 en tant que candidat au programme Presidential Management Fellows (PMF). Conformément aux exigences de ce programme, John a rempli deux affectations temporaires durant cette période (NOAA et U.S. House of Representatives). En août 2004, au terme du programme PMF, John a opté pour un poste dans la fonction publique au siège de la NASA. John Haynes détient un baccalauréat en météorologie de l’Université de South Alabama, obtenu en 1999. Il détient une maîtrise en météorologie de l’Université de l’Oklahoma, obtenue en 2002. La première partie de son mémoire (« Analysis of Warm Season Morning Convection across the Southern Great Plains ») a été publiée dans le numéro de décembre 2003 de Weather and Forecasting. La deuxième partie de son mémoire (« The Evolution of Morning Convective Systems over the U. S. Great Plains during the Warm Season. Part II: A Climatology and the Influence of Environmental Factors ») a été publiée dans le numéro de mars 2008 de la revue Monthly Weather Review. John a reçu plusieurs prix de la NASA au cours de son mandat, notamment le prix Aviation Safety and Security Program, des attestations de mérite collectif (Group Achievement Awards) et le prix One NASA. En 2006, John a été reconnu par son université (University of South Alabama) en tant qu’ancien élève d’exception de la faculté de météorologie.

10 h 35 à 11 h 00 Pause

11h à 12h20 – Séance 2: Science
Modérateurs: Antoinette Ludwig (ASPC) et Cécile Vignolles (CNES)

11 h à 11 h 20
Interactions entre les objectifs de développement durable, focus sur la santé et les possibilités d’analyse de l’écosystème / couverture terrestre à l’aide de l’observation de la Terre

Steven Ramage
Directeur des Relations Extérieures
Geo-Secretariat
Group on Earth Observations

Steven Ramage chefs des relations extérieures pour le Groupe intergouvernemental sur l’observation de la Terre (GEO). Au cours de sa carrière, Steven a réussi avec succès un rachat de direction pour 1Spatial, créé et géré une entreprise gouvernemental de consultation pour Ordnance Survey et a été sur le Conseil et, par la suite, directeur de la stratégie pour what3words. Plus récemment il a travaillé pour le Secrétariat du GGIM de l’ONU à New York avant de rejoindre GEO.

Il est professeur invité à l’Institut pour les Villes Future de l’Université de Strathclyde, Glasgow et un membre émérite au SASNet du Big Data Centre de l’Université de Glasgow en Écosse. Steven travaille à l’échelle internationale, avec de nombreux membres du gouvernement de la GEO et d’organisations participantes, tel que l’ESA, CSA, JAXA, NASA et diverses agences des Nations Unies, y compris la Banque mondiale, de l’UNITAR, de l’UNISDR, le Bureau des affaires spatiales et de l’OMM. Il préside également le Sous-groupe du Comité exécutif de GEO sur le secteur commercial et est membre du Conseil consultatif mondial pour l’Open Geospatial Consortium (OGC). Il est @steven_ramage sur Twitter et un diffuseur sur LinkedIn uk.linkedin.com/in/stevenr

11 h 20 à 11 h 40
Le changement climatique et les maladies transmises par les moustiques dans les Amériques : Vers la modélisation dynamique et les prévisions à l’échelle locale fondées sur l’observation de la Terre

* Thibault CATRY1, Serge Olivier KOTCHI2, Nadine DESSAY1, Antoinette LUDWIG2, Emmanuel ROUX1, Zhichao LI1, Stéphanie BRAZEAU2
1. ESPACE-DEV, UMR 228 IRD/UM/UR/UG/UA, Institut de Recherche pour le Développement (IRD),
500 rue Jean-François Breton, 34093 Montpellier, France,
* 2. Laboratoire national de microbiologie (LNM), Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada (ASPC), Canada

Thibault Catry
Ingénieur de Recherche en Télédétection
Institut de Recherche pour le développement
UMR Espace-Dev


Thibault Catry est ingénieur de recherche en Télédétection basé à la Maison de la Télédétection, Montpellier. Il est titulaire d’un master en Sciences de la Terre de l’Université de Clermont-Ferrand II (obtenu en 2007) et d’un doctorat européen en Modélisation Physique pour la Protection de l’Environnement de l’Université de Bologne (Italie) et de l’Université de La Réunion (cotutelle, obtenu en 2011). Après avoir été ingénieur d’étude à l’Université de La Réunion en 2012, il a rejoint l’IRD en Février 2013, en intégrant l’UMR ESPACE-DEV, Unité Mixte de Recherche Espace au service du Développement, d’abord à La Réunion (station de réception satellite SEAS-OI) puis à Montpellier depuis 2015. Il est spécialiste de la télédétection RADAR et s’intéresse aux applications des traitements des images RADAR (RADARSAT-2, TerraSAR-X, Sentinel 1) et optique (SPOT, Sentinel 2, Pléiades) pour des thématiques liées à la santé (zones humides et maladies vectorielles), aux risques naturels (surveillance volcanique, inondations…) ou à l’hydrologie spatiale.

Serge Oliver Kotchi
Géographe médical
Division Science des risques pour la santé publique
Laboratoire national de microbiologie
Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses
Agence de la santé publique du Canada

Dr. Serge Olivier Kotchi a obtenu un diplôme de géomètre de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), Yamoussoukro, Côte d’Ivoire, en 2000, une maîtrise en sciences géomatiques de l’université Laval, Québec QC, en 2004, et un doctorat en sciences géographiques de la même université en 2015. Il a exercé comme Géomètre dans plusieurs cabinets privés en Côte d’Ivoire entre 1998 et 2001. Il a offert des services de consultation en Télédétection pour plusieurs organismes privés et publiques au Québec et à l’international entre 2003 et 2007. Il a été assistant de recherche et d’enseignement de 2003 à 2009 à l’université Laval. Depuis 2009 il est Géographe médical à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), Saint-Hyacinthe QC. Ses intérêts de recherche incluent la télé-épidémiologie, la géomatique de la santé, les géostatistiques, l’évaluation d’incertitude des données et des indicateurs dérivés de la télédétection, et plus spécifiquement le développement d’indicateurs dérivés de la télédétection et reliés aux déterminants de la santé en vue de supporter les études épidémiologiques et l’évaluation des risques en santé publique. Il a reçu plusieurs prix et distinctions dont le prix national 2015 de la meilleure thèse de doctorat au Canada, octroyée par la Société canadienne de télédétection, une bourse d’excellence de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), et une bourse d’études supérieures à incidence industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

11 h 40 à 12 h 00
Intégration des données fondées sur l’observation de la Terre dans l’évaluation des vulnérabilités; étude de cas et réflexion sur la recherche en santé urbaine

Marion Borderon
Professeure adjointe en géographie
Université de Vienne, Autriche


Marion Borderon est professeure adjointe en géographie à l’Université de Vienne, en Autriche. Ses travaux de recherche s’intéressent notamment à la santé publique, à la population et au développement. Une grande partie de sa recherche est axée sur la contribution à l’élaboration de concepts et de méthodes destinés à l’évaluation spatiale des vulnérabilités et des risques dans le contexte de la transformation de l’environnement. Elle a effectué des recherches dans des contextes de données limitées et acquis une expérience importante dans le domaine des enquêtes menées auprès de la population et de l’analyse des données au Congo, au Sénégal, en Mauritanie, en Inde et en Algérie. Ses travaux de recherche portent également sur le processus décisionnel, la mise en œuvre de politiques et la fourniture de systèmes d’aide à la décision spatiale dans le contexte de la santé publique, du changement climatique et des situations faisant suite à une catastrophe. Elle a également été chercheuse et chargée de projet à l’Université de Salzburg, en Autriche. Elle est titulaire d’un doctorat en géographie de l’Université Aix-Marseille, en France, qui s’intéresse tout particulièrement au paludisme à Dakar, au Sénégal.

12 h 00 à 12 h 20
Sociétés en bonne santé et écosystèmes sains : Une approche intégrée de surveillance pour la biodiversité et la santé humaine

Michael J. Gill
Coprésident de GEO BON, Groupe sur l’observation de la Terre (GEO, Group on Earth Observations), Réseau d’observation de la biodiversité (BON, Biodiversity Observation Network)

 
 
Depuis 25 ans, Mike est responsable de la conception et de la mise en œuvre de programmes d’étude, de surveillance et de préservation de la biodiversité axés sur les utilisateurs et les résultats. Ces programmes, réalisés en collaboration avec des peuples autochtones, des gouvernements nationaux et infranationaux, le milieu universitaire, l’industrie et des organisations non gouvernementales, ont touché l’Arctique, l’Amérique du Nord, l’Eurasie, l’Antarctique et l’Amérique latine. Mike a conseillé de nombreux gouvernements, hauts fonctionnaires et ministres de l’Environnement sur des questions ayant trait à la conservation; il a à son actif plus de 50 publications scientifiques, livres et chapitres de livres. Mike vit avec sa famille à Wolfville, en Nouvelle-Écosse, au Canada.

12 h 20 à 13 h 30 – Dîner

Melanie Goodchild, conférencière principale

Melanie Goodchild
Clan des Moose, Première Nation de Biigtigong Nishnaabeg
Candidate au doctorat, Social and Ecological Sustainability (viabilité sociale et écologique), School of Environment, Sustainability and Resources (SRES)


Melanie Goodchild, clan des Moose, est membre de la Première Nation de Biigtigong Nishnaabeg, située dans le Nord de l’Ontario. Elle détient un baccalauréat arts et une maîtrise arts en sociologie de l’Université Lakehead et travaille actuellement à l’obtention d’un doctorat en viabilité sociale et écologique à la School of Environment, Sustainability and Resources (SERS) de l’Université de Waterloo. Agrégée supérieure de recherche autochtone au Waterloo Institute for Social Innovation and Resilience (WISIR), elle a été bénéficiaire pour la période 2015-2016 d’une bourse de la Fondation du Forum International des Femmes (IWF), programme de développement du leadership des femmes à l’échelle internationale parrainé par la Harvard Business School et par l’INSEAD, Institut européen d’administration des affaires d’envergure mondiale. Melanie a été avocate-conseil principale, au service des Relations avec les peuples autochtones du bureau national de la Croix rouge canadienne. Elle est fondatrice et directrice générale d’un tout nouveau groupe de réflexion et d’action qui concentre ses efforts sur l’innovation sociale chez les peuples autochtones, nommé Turtle Island Institute, dont le siège se trouve dans le parc de la rare Charitable Trust Reserve, à Cambridge, en Ontario. Melanie est conseillère pour divers projets d’innovation sociale parrainés par la fondation de la famille J.W. McConnell, la Fondation Trudeau, la Fondation Jays Care et membre essentiel du groupe Equinox Awareness Alliance, un groupe réunissant des peuples autochtones et non autochtones et qui œuvre à l’élaboration d’une campagne de sensibilisation du public aux peuples autochtones avec Postmedia en 2017. Melanie, fière membre de l’Association Iron Butt (IBA), a parcouru 1 000 miles en 24 heures sur sa Harley-Davidson.

13 h 30 à 15 h 45
Résolution de problèmes basée sur le scénario par petits groupes

Animateur : Richard Fournier, Département de géomatique appliquée, Université de Sherbrooke

13 h 30 à 13 h 40
Introduction des scénario 1 à 6

13 h 40 à 14 h 15
Présentation vidéo des scénario 1 à 6

14 h 15 à 15 h 15
Séance de discussion des scénario 1 à 6

Scénario 1 : Population humaine vulnérable
La capacité de l’homme à répondre à des événements indésirables ou de menaces sanitaires et de s’en remettre dépend de nombreux facteurs, notamment des systèmes sociaux, comportementaux, naturels et artificiels. Quelles données et quels outils d’observation de la Terre peut-on utiliser pour identifier les populations humaines vulnérables?

Scénario 2 : Les maladies transmises par les moustiques
Dans le cadre de l’observation de la Terre, quels sont les indicateurs environnementaux du risque de maladies transmises par les moustiques et comment peut-on les utiliser pour améliorer les interventions en santé publique?

Scénario 3 : Les maladies transmises par les tiques
La maladie de Lyme est la maladie à transmission vectorielle la plus répandue dans les zones tempérées. Peut-on identifier des sources d’information appropriées issues de l’observation de la Terre qui peuvent aider à prévoir l’évolution du risque de la maladie de Lyme dans le temps (saisons, changement climatique) selon la localisation géographique?

Scénario 4 : La contamination microbienne de l’eau
Plusieurs lacunes entravent le développement de l’utilisation de la télédétection pour quantifier la contamination bactérienne de l’eau et contribuer de façon à contribuer efficacement aux activités d’alerte précoce ou de déclaration. Quelles sont les exigences essentielles en matière de données d’observation de la Terre pour lutter contre la contamination du milieu marin côtier et la contamination microbienne?

Scénario 5 : La qualité de l’air et les affections chroniques
La pollution de l’air extérieur touche une grande partie de la population des zones urbaines. Quelles sont les exigences essentielles en matière de données d’observation de la Terre pour évaluer l’exposition humaine  aux contaminants atmosphériques et leurs contributions aux maladies chroniques?

Scénario 6 : Pandémie
L’utilisation de données d’observation de la Terre et de données géospatiales dans l’intervention en cas de pandémie : Comment ces données peuvent-elles améliorer l’état de préparation et les capacités d’intervention et peut-on tirer des leçons des pandémies passées?

La discussion de chaque scénario sera facilitée par un expert dans le domaine.
Des questions prédéfinies seront traitées dans le cadre de ces discussions.

15 h 15 à 15 h 30 – Pause

15 h 30 à 15 h 45
Chaque groupe de discussion préparera un résumé des résultats

15 h 45 à 17 h 00
Discussion sur les scénarios et rapport a venir

Chaque équipe dispose de 10 minutes pour présenter le résultat de ses scénarios

1-    Population humaine vulnérable
2-   Les maladies transmises par les moustiques
3-    Les maladies transmises par les tiques
4-    La contamination microbienne de l’eau
5-    La qualité de l’air et les affections chroniques
6-    Pandémie

17 h à 17 h 30
Dr Nicholas Ogden, Conférencier principal
« Une santé » – Contribution de l’observation de la Terre à la résolution de problèmes de santé publique

Nick Ogden
Directeur et chercheur scientifique principal
Division Science des risques pour la santé publique
Laboratoire national de microbiologie
Agence de la santé publique du Canada


Dr Nick Ogden est un vétérinaire qui a été formé au Royaume-Uni (Université de Liverpool, 1983). Après avoir pratiqué en clinique mixte pendant dix ans, il a obtenu un doctorat en écologie de la maladie de Lyme au département de zoologie de l’Université Oxford en 1996. Pendant les six ans qu’il a passés en tant que chargé de cours à la faculté des sciences vétérinaires de l’Université de Liverpool, il a poursuivi ses recherches sur l’écologie et l’épidémiologie des maladies transmises par les tiques ayant de l’importance pour la santé publique en Europe et sur celles ayant de l’importance pour la production de bétail en Afrique. En 2002, il a déménagé au Canada, où il a continué ses travaux sur l’écologie de la maladie de Lyme et d’autres zoonoses ainsi que sur le changement climatique, à titre de chercheur scientifique au sein de l’Agence de la santé publique du Canada. En tant que directeur intérimaire de la Division des questions environnementales de l’Agence de la santé publique du Canada, il a dirigé un programme sur le changement climatique, les risques de maladies à transmission vectorielle et de maladies d’origine hydrique et l’adaptation des collectivités à ces risques. En qualité de directeur de la Division des zoonoses, il a dirigé des programmes sur la surveillance et la prévention des zoonoses, notamment de la maladie de Lyme et du virus du Nil occidental, et sur la coordination de ces activités à l’échelle nationale. En tant que chercheur scientifique principal et directeur de la Division Science des risques pour la santé publique du Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada, il s’intéresse tout particulièrement à l’écologie, l’épidémiologie et la diversité génétique des vecteurs et des micro-organismes à transmission vectorielle et zoonotique et est chargé d’évaluer l’incidence du changement climatique et d’élaborer des outils destinés à favoriser l’adaptation de la santé publique dans la lutte contre les zoonoses.

17 h 30 à 17 h 45
Présentation des résultats de l’atelier aux participants au Sommet sur l’Observation de la Terre

Par Stéphanie Brazeau (PHAC) et Antoinette Ludwig (PHAC)

Comité Organisateur

Guy Aubé, Applications et utilisations en observation de la Terre, Agence spatiale canadienne

Stéphanie Brazeau, responsable de l’Unité de géomatique de la santé publique, Division Science des risques pour la santé publique, Laboratoire national de microbiologie, Agence de la santé publique du Canada

Antoinette Ludwig, épidémiologiste vétérinaire, modélisatrice en mathématiques, Division Science des risques pour la santé publique, Laboratoire national de microbiologie, Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada

Marie-Josée Champagne, chef de la section Population et déterminants environnementaux, Division Science des risques pour la santé publique, Laboratoire national de microbiologie, Agence de la santé publique du Canada

Cécile Vignolles, gestionnaire de programmes, télé-épidémiologie, CNES et groupe d’experts du COPUOS (ONU) sur l’espace et la santé mondiale

Nadine Dessay, expert en télédétection, ESPACE-DEV, UMR 228 IRD/UM/UR/UG, Institut de recherche pour le développement (IRD), Montpellier, France

Émmanuel Roux, modélisateur en mathématiques, ESPACE-DEV, UMR 228 IRD/UM/UR/UG, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Montpellier, France

Thibault Catry, expert en télédétection, ESPACE-DEV, UMR 228 IRD/UM/UR/UG, Institut de recherche pour le développement (IRD), Montpellier, France

Dominique Bicout, modélisateur en mathématiques, biomathématiques et épidémiologie – EPSP/TIMC UMR 5525 VetAgro Sup campus vétérinaire de Lyon, France

Richard Fournier, professeur de géomatique et de télédétection, Département de géomatique appliquée, Université de Sherbrooke

Serge-Olivier Kotchi, géographe médical, Division Science des risques pour la santé publique, Laboratoire national de microbiologie, Agence de la santé publique du Canada

Yann Pelcat, géographe médical, Laboratoire national de microbiologie, Division Science des risques pour la santé publique, Agence de la santé publique du Canada

Hilcea Ferreira, National Institute for Space Research, groupe de travail sur le renforcement des capacités et de la démocratie de données (WGCapD) du CEOS

Dirk Werle, géographe, Ærde Environmental Research, Halifax, Canada

Lieu

L’atelier se tiendra à l’Université du Québec (UQAM)., à Montréal, au Canada. L’accès au congrès et le pavillon des inscriptions et des renseignements se trouveront au 200, rue Sherbrooke ouest, Montréal (Québec) H2X 3P2, Canada.

Certificat de participation

Tous les participants recevront un certificat de participation. Les certificats seront préparés et émis par l’Association québécoise de télédétection (AQT).

Langue de travail

Anglais

Association Québécoise de Télédétection
Advanced SAR (ASAR) Workshop 2017
AGMQ Logo
Canadian Remote Sensing Society
Université du Québec à Montréal (UQAM)